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Bienvenue sur Avenue du Livre, un petit blog sans prétentions où je vous livre mes impressions sur mes lectures.

Vous trouverez ici de la littérature Jeunesse, Young Adult, de la Romance, quelques Thrillers et de l'Horreur!!

J'espère que vous apprécierez mes chroniques, et peut-être même que vous vous laisserez tenter par quelques lectures

N'hésitez pas à me laisser vos commentaires ^^

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dimanche 29 décembre 2013

Shining

Shining l'enfant lumière

STEPHEN KING


Genre :Épouvante
Édition : J'ai lu
Dernière date d'édition connue : 2013 édition JC Lattés


Quatrième de couverture :

Situé dans les montagnes Rocheuses, l'Overlook Hotel est tenu pour être l'un des plus beaux lieux du monde. Beauté, confort, luxe, volupté... L'hiver, l'hôtel est fermé. Coupé du monde par le froid, la neige, les glaces. Alors seul l'habite un gardien. Celui qui a été engagé cet hiver-là s'appelle Jack Torrance, un alcoolique qui tente d'échapper à l'échec et au désespoir. Avec lui vivent sa femme, Wendy, qui espère, grâce à cet isolement, reconstruire son foyer menacé, et surtout leur enfant. Danny. Danny qui possède le don de sentir, de voir, de ressusciter les choses et les êtres, les événements que l'on croit morts. Ce qu'il voit, lui, dans les cent dix chambres vides de l'Overlook Hotel, c'est la présence du démon. Cauchemar ou réalité le corps de cette femme assassinée ? ces bruits de fête qui dérivent dans les couloirs ? cette vie si étrange qui anime l'hôtel ?
 
Avis :


Shining c’est avant tout l’histoire de Danny Torrance, un petit garçon de six ans qui a le Don. En effet, Danny perçoit des choses que la plupart des gens ne voient pas. Il capte des images du futur comme du passé, entend les pensées de ses parents, voit des fantômes… Dans ce livre, ce Don sera à la fois une bénédiction et une malédiction pour l’enfant.
Toutefois, Shining, ce n’est pas seulement l’histoire de Danny, mais également celle de son père, Jack Torrance. Nous commençons d’ailleurs le livre avec lui, et dès le départ nous pouvons sentir à quel point cet homme est désenchanté par la vie.
Ancien alcoolique, il a du mal à gérer sa colère et a vu tous ses espoirs lui échapper un à un. Il tente vainement de garder le nez hors de l’eau quand tous ses repères dans la vie coulent peu à peu. C’est dans ce but qu’il accepte un poste de gardien à l’Overlook, un hôtel perdu dans les montagnes près de Boulder dans le Colorado. Pendant toute la saison hivernale, lui et sa famille seront seuls à l’hôtel, vidé de tous ses clients et ses employés. Isolé de la civilisation durant plusieurs mois, il espère ainsi tirer définitivement un trait sur l’alcool et reprendre sa carrière d’écrivain en main.
Malheureusement, l’Overlook cache de lourds secrets et il est hanté par une présence maléfique. L’hôtel en a après Danny, il veut se l’approprier, s’accaparer son Don, et pour cela il va utiliser le membre le plus faible de la famille, Jack, et exploiter ses failles.

Le livre de Stephen King n’a pas grand-chose en commun avec l’adaptation cinématographique de Stanley Kubrick si ce n’est l’ambiance oppressante qui règne dans l’hôtel.
En effet, les évènements ne se déroulent pas de la même manière et si la catastrophe arrive assez rapidement au cours du film, dans le livre nous avons tout le temps de la voir se préparer.
Nous apprenons à connaître Jack, à l’apprécier, à le plaindre même parfois. Il est d’ailleurs devenu le personnage que j’apprécie le plus dans le livre. Danny l’aime profondément, tout comme Wendy, sa femme, même si elle garde quelques réserves suite à ses frasques passées. Le voir amorcer sa descente aux enfers a donc été un véritable déchirement pour moi.
Danny quant à lui est extrêmement intelligent pour un petit garçon de son âge, beaucoup trop intelligent d’ailleurs. On s’attache rapidement à lui et on serre les dents à chaque nouvelle épreuve qu’il doit affronter.
L’Overlook est terrifiant, jamais je n’irais m’enfermer dans un endroit pareil, même si on m’offrait un million d’euros. Si on enlève toutes les manifestations bizarres et inquiétantes qui s’y produisent, il reste un lieu vide, froid, gigantesque, rempli de sons étranges et d’ombres effrayantes. Il devient peu à peu un personnage à part entière dans l’histoire et je l’ai détesté du début à la fin.

Le livre est très angoissant, à vous faire faire des cauchemars la nuit, une bonne histoire d’épouvante comme on les aime. J’étais à la fois soulagée et triste de tourner la dernière page, et je pense que je me laisserai tenter par Docteur Sleep, la dernière œuvre de Stephen King dans laquelle on retrouve Danny.



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mardi 17 décembre 2013

Rage

Rage

Stephen King 

(publié sous le nom de Richard Bachman lors de sa première édition)

 


Genre : Horreur
Édition : J'ai lu 
Dernière date d'édition connue : 1999


Quatrième de couverture :

Neuf heures cinq. L'écureuil cavale sur la pelouse. Dans la salle 16, Mme Underwood donne son cours d'algèbre... "Si l'on augmente le nombre de variables, les axiomes eux-mêmes restent valides..."
L'interphone crache alors une giclée de mots-requins. Charles Decker est convoqué chez le directeur...

Neuf heures vingt. Après un entretien destroy, Charly met le feu aux vestiaires. Dans les marais puants de son subconscient, son dinosaure personnel patauge avec rage. Charly ouvre la porte de sa classe, tire sur son prof, qui s'effondre. Exit. Tuée sur le coup. Charly se sent merveilleusement bien. Il est allé jusqu'au bout...

Neuf heures cinquante. Océan de silence dans la classe prise en otage. Charly se prépare pour le sprint final. Psychodrame et lavage de cerveau. Tout le monde va passer à la moulinette…
 
Avis :

Rage nous raconte l'histoire de Charly, un jeune lycéen qui sent la folie s’emparer peu à peu de lui et prend toute sa classe en otage.
L'élément déclencheur de ce coup de sang : un renvoi de l'établissement. Car au moment où commence le livre, Charly a déjà fait des siennes et sa folie l'a poussé à commettre un acte de violence sur l'un de ses professeurs. Il est donc convoqué dans le bureau de son proviseur et à partir de ce moment là, la journée dérape.
Après l'entretien avec le directeur, Charly, armé, prend sa classe en otage.

L'intégralité du livre se passe donc dans cette salle de classe, en compagnie de Charly et de ses camarades. Au début, seul notre héros semble dérangé, même s'il reste étonnamment calme et cohérent dans ses propos. Puis, peu à peu, le comportement des élèves nous dérange. Personne ne panique, personne ne s'inquiète, au contraire, une sorte de curiosité morbide semble s'être emparée d'eux. Ils nous donnent un peu l'impression d'être au cinéma, en train d'assister à un film, tous impatient de voir quel sera le prochain acte de Charly.

Chacun y va de sa petite révélation, et toutes sont plus inquiétantes les unes que les autres. Finalement, on se demande qui est le plus fou dans cette salle de classe. La petite élève modèle qui se rend dans les boites de nuit craignos et laisse des types répugnants la toucher juste pour avoir, au moins le temps d'une seconde, l'impression de vivre réellement ? Où le binoclard de la bande qui a des envies de meurtre sur sa mère parce qu'elle ne lui achète que des crayons de papier qui se cassent et ne se taillent pas ?

Pendant tout le livre Charly va mener la danse, discuter avec les autorités, le proviseur, le psychologue du lycée et les pousser à faire exactement ce qu'il veut. Il est intelligent, très intelligent, peut-être un peu trop... C'est lui qui nous raconte son histoire, cette journée où il a laissé sa rage faire surface.
Un seul élève semble prêt à "faire ce qu'il faut", à l'affronter pour qu'il soit pris en charge par les autorités. C'est en réalité le seul personnage du livre qui est "sain d'esprit", et étonnamment, c'est celui que j'ai le moins apprécié.

La fin est terrifiante, et pourtant, j'ai terminé le livre avec le sourire. Finalement, j'ai beaucoup aimé Charly...

Cette œuvre a été écrite par Stephen King en 1977, et pourtant, la situation, le mode de réflexion de certains personnages, les élèves totalement blasés par la violence, tout cela m'a rappelé des drames très actuels. L'horreur et l'angoisse décrite par l'auteur ne sont malheureusement pas que de la fiction. Les prises d'otages et les tueries dans les lycées et autres établissements scolaires sont légions et je trouve assez triste finalement de voir que ce livre pourrait parfaitement être retranscris à notre époque et passer pour un fait divers atroce parmi tant d'autres.

Après quelques recherches, j'ai d'ailleurs découvert que Stephen King lui-même a demandé à son éditeur de stopper la publication de cette œuvre. En effet de nombreux étudiants ayant commis des meurtres dans leur établissement scolaire ou pris des salles de classe en otage se seraient inspiré de Rage ou en aurait fait leur livre de chevet.
Il indique dans une conférence sur la violence dans les écoles qu'il a pris cette décision avec plus de soulagement que de regret car, même si son roman n'était certainement pas l'un des principaux facteurs dans ce genre d'actions meurtrières, cela pouvait être un facteur potentialisant pour des adolescents mentalement instables. King remarque aussi que ce n'est pas un roman, un film ou un disque qui sont les principaux facteurs conduisant à la violence, car la fiction ne fait que reproduire la violence déjà existante dans la réalité, mais que le véritable problème se situe dans la facilité qu'il y a à se procurer des armes à feu aux États-Unis. (source wikipédia) 

Ma cotation : 


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